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Air Lib, secouée par dix années de turbulences

la chronologie

samedi 11 janvier 2003, par SUD Aérien CORSAIR.


Pendant quinze ans, les gouvernements successifs ont soutenu différents projets pour créer un deuxième pôle aérien en France, concurrent d’Air France. Tous ont échoué. Cette aventure aérienne aura coûté plusieurs centaines de millions d’euros aux contribuables.

  • 1987 - Naissance d’Air Liberté. La compagnie se veut un concurrent d’Air France et d’Air Inter. De nombreux soutiens financiers et fiscaux lui sont apportés.
  • 1988 - Création d’Air Outre-Mer.
  • 1992 - Naissance d’AOM, issue du rapprochement de Minerve et d’Air Outre-Mer. Le Crédit Lyonnais était un des actionnaires d’AOM. Il y a investi et perdu 1,3 milliards de F.
  • 1996 - Dépôt de bilan d’Air Liberté. La banque Rivaud, son premier actionnaire et son premier créancier, a décidé d’arrêter ses soutiens. Vincent Bolloré, qui a repris alors le groupe Rivaud, a été effrayé par la politique commerciale très agressive de Lofti Belhassim, son président.
  • Début 1997 - British Airways rachète Air Liberté. Le puissant transporteur britannique, qui est déjà actionnaire de la compagnie régionale tourangelle TAT, dirigée par Marc Rochet, fusionne les deux compagnies françaises en avril.
  • 25 août 1999 : SAirGroup et la holding financière française Marine-Wendel rachètent respectivement 49 et 51% d’AOM au Crédit Lyonnais.
  • 4 mai 2000 : British Airways vend Air Liberté. Taitbout Finance, filiale de la CGIP (future Marine Wendel, holding d’Ernest-Antoine Seillière), prend 50,5 % du capital - avec promesse de rachat garanti en 2004 -, aux côtés de la compagnie suisse Swissair. Les deux partenaires ont déjà acquis, l’année précédente, AOM et Air Littoral auprès du CDR (chargé de vendre les actif du Crédit Lyonnais).
  • 16 mai 2000 : SAirGroup (Swissair) évoque un plan de fusion d’AOM, Air Liberté et Air Littoral en une seule compagnie.
  • 8 décembre 2000 : présentation d’un nouveau plan de fusion des trois compagnies.
  • 25 mars 2001 : Fusion d’AOM et d’Air Liberté. La nouvelle compagnie reprend le nom d’Air Liberté. Mais les pertes sont très lourdes. La compagnie ne survit que grâce aux financements mensuels de Swissair. Un projet de restructuration est étudié, devant entraîner la suppression d’un tiers des emplois.
  • 21 mai 2001 : Annonce d’un projet de restructuration entraînant la suppression d’un tiers des emplois.
  • 15 juin 2001 : Dépôt de bilan de la compagnie. Les territoires d’outre-mer s’inquiètent d’une situation créant un monopole pour Air France.
  • 19 juin 2001 : AOM/Air Liberté est autorisée à poursuivre ses activités et est placée sous surveillance judiciaire pendant trois mois.
  • 27 juillet 2001 : Le projet « Holco » du pilote d’Air France Jean-Charles Corbet est retenu pour la reprise d’AOM/Air Liberté. Swissair, actionnaire à 49,5%, versera 1,3 milliards FF à partir d’août pour financer la restructuration.
  • 10 août 2001 : 1 405 emplois sont supprimés.
  • 20 sept 2001 : AOM-Air Liberté devient Air Lib.
  • 1er oct : Swissair, elle-même en faillite, annonce l’impossibilité d’effectuer la totalité des versements prévus.
  • 4 jan 2002 : Le gouvernement Jospin accorde un prêt de 30,5 millions Euros à Air Lib.
  • 6 mars 2002 : Air Lib lance sa nouvelle offre commerciale de vols à « coût réduit » vers six villes de province et la relance d’une ligne Paris-Alger. La compagnie accumule les dettes sociales et fiscales.
  • 21 août 2002 : Air Lib à nouveau au bord du dépôt de bilan. L’Etat enjoint Air Lib à mette en œuvre un plan de restructuration avant fin 2002.
  • 10 oct 2002 : M. Corbet menace de supprimer 1.300 emplois si le gouvernement ne lui accorde pas des droits de trafic vers l’Afrique.
  • 29 oct 2002 : L’Etat rejette le plan de restructuration présenté par M. Corbet.
  • 30 oct 2002 : Nouveau plan de restructuration qui prévoit environ 500 licenciements.
  • 7 novembre 2001 : La direction annonce avoir trouvé deux investisseurs.
  • 13 nov 2002 : Le groupe néerlandais IMCA dit envisager d’acquérir 50% d’Air Lib. L’Etat proroge jusqu’au 31 janvier 2003 la licence d’exploitation d’Air Lib et reporte au 9 janvier l’échéance de remboursement de ses dettes publiques.
  • 20 déc 2002 : Air Lib dépose un plan de restructuration, le « plan Mermoz ». M. Corbet envisage le report sur plusieurs années du paiement des dettes publiques.
  • 31 décembre 2002 : le gouvernement Raffarin rejette le plan de restructuration de M. Corbet présenté le 20 décembre.
  • 8 jan 2003 : IMCA signe un accord pour prendre 50% d’Air Lib. Air Lib a remis au gouvernement une nouvelle version de son plan de restructuration.
  • 9 jan 2003 : L’Etat demande des précisions, en se disant très pessimiste sur l’issue des négociations.
  • 29 janvier 2003 : les syndicats acceptent finalement les gains de productivité exigés par IMCA, le PDG d’Imca, Erik De Vlieger, retire sa proposition de renflouer la compagnie dans une lettre adressée aux 3200 salariés très inquiets pour leur emploi.
  • 5 février 2003 : La Licence d’Exploitation arrive à expiration.

A minuit tous les avions Air Lib sont cloués au sol. L’investisseur IMCA n’ayant pas abouti dans ses négociations (chantage) avec Airbus au sujet de l’achat de 29 Airbus A319.

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