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Le personnel d’Air France est exténué par le nouveau terminal d’Orly

lundi 24 juin 2019.

Le nouveau terminal 3 de l’aéroport d’Orly est source d’importants problèmes d’organisation, notamment chez les salariés d’Air France, relate France Bleu.

Inauguré à la mi-avril, le nouveau terminal d’Orly est encore très loin de faire l’unanimité. Le personnel d’Air France est exténué, d’après les informations de France Bleu, et le 18 juin, 10 % des salariés de la compagnie française étaient en arrêt de travail. La nouvelle organisation, qui a vu disparaître Orly Ouest (désormais Orly 1 et 2) et Orly Sud (Orly 4) au profit de terminaux chiffrés, en plus de l’arrivée du terminal 3 qui fait le lien entre les deux anciens, ne satisfait pas grand monde.

L’ouverture de ce nouvel espace, étendu sur 80 000 mètres carrés flambant neufs, a mis en lumière un cruel manque d’effectifs au point de répandre, en quelques semaines, une épidémie de surmenage chez les employés d’Air France. La compagnie française est notamment installée au sein du nouveau terminal pour ses long-courriers (vers Cayenne, Fort-de-France, Pointe-à-Pitre, Saint-Denis de La Réunion et New York), qui s’étalent sur Orly 2 et 3.

Auprès de France Bleu, Sandrine Fillot de la CGT   d’Air France à Orly témoigne : « Il suffit de discuter avec les salariés pour voir que pratiquement tout le monde prend des médicaments pour venir travailler... On a la culture client, on a envie de faire partir nos avions à l’heure, mais on ne nous donne pas les moyens de le faire, ce qui fait que, dans la réalité, ce que ça donne, c’est des agents qui courent. » Parmi les nombreux problèmes suscités par l’arrivée de ce nouveau terminal, on note un manque de clarté dans la signalisation et, surtout, des files d’attente à rallonge. Bref, une clientèle agacée et des salariés sous pression.

Augmentation des agressions
L’efficacité nécessaire à un trafic fluide semble avoir été décuplée par la jonction des terminaux et par l’allongement considérable des distances que les employés doivent parcourir dans le même temps. « Malheureusement, on ne peut pas se téléporter, explique à France Bleu Xavier Masson, lui aussi de la CGT  . On ne peut pas se rendre d’un point A à un point B aussi vite que la direction pourrait l’espérer. En gros, pour eux, pour faire 500 mètres, on met autant de temps que pour en faire 50. »

Après deux mois d’existence, les installations sont également très loin de faire l’unanimité. Les sièges sont trop hauts, la climatisation ne fonctionne pas, les écrans ne sont pas amovibles, la signalisation laisse encore à désirer... Depuis le 18 avril dernier, les passagers sont sous tension, agacés, et les salariés subissent au quotidien une plus grande pression, au point que les agressions augmentent. La direction étudie actuellement un système de plexiglas pour protéger son personnel. Globalement, les réunions se multiplient, mais les solutions tardent et tout le monde redoute l’arrivée des grandes vacances.

Voir en ligne : article Le Point

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