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Aeris veut s’imposer comme « la » compagnie à bas coût française

samedi 5 avril 2003.

La compagnie aérienne Aeris a clairement affiché son intention vendredi à Toulouse de s’imposer comme « la » compagnie française à bas coût suite à la redistribution en début de semaine de milliers de créneaux horaires abandonnés par Air Lib.

« Nous étions une compagnie charter, mais les 7.612 créneaux qui nous ont été attribués nous permettent de devenir la première compagnie de France à bas coût », a lancé Alexandre Scherer, le directeur marketing d’Aeris.

« Nous avons décidé de nous démarquer et de continuer en quelque sorte ce qu’avait entrepris Air Lib mais qu’elle n’a pas pu pérenniser à cause de coûts trop élevés », a poursuivi le dirigeant.

« Ce n’est pas un nouveau métier », a toutefois tenu à souligner le PDG Charles Henri Rossignol en mettant en avant « les vols réguliers en place depuis plus d’un an entre Brest et Toulon ou Toulouse et Dakar par exemple. Nous allons seulement passer à des volumes différents », a ajouté le jeune patron de 33 ans.

Quelques jours seulement après avoir pris connaissance du nombre de nouveaux créneaux dont elle disposait, Aeris a présenté vendredi sa stratégie commerciale. L’offre, baptisée « Aeris Express », est basée sur des « tarifs simples et clairs » pour 26 vols quotidiens entre Paris-Orly et le sud-ouest
Toulouse (8 rotations) à partir du 15 mai,
Perpignan (3 rotations),
et Tarbes-Lourdes (3 rotations) à partir du 2 juin.

Non soumis à des conditions particulières, les tarifs vont de 29 euros à 129 euros hors taxes et les réservations seront possibles dès lundi prochain par internet (seul moyen d’accéder aux billets à 29 EUR), par téléphone ou via les agences de voyage. « Des prix en moyenne deux fois moins chers que ceux d’Air France », a assuré Charles Henri Rossignol.

La compagnie effectuera huit liaisons aller-retour vers Toulouse, soit seulement une de moins qu’Air Lib, ce qui satisfait les dirigeants de l’aéroport toulousain qui ont constaté une baisse de 5 à 6% du trafic avec Paris depuis deux mois et ce « malgré les efforts d’Air France ».

« Nous n’avons obtenu que cinq créneaux entre Orly et Toulouse mais nous avons basculé une partie de notre activité charter à Charles de Gaulle, où nous avions des « slots » (créneaux horaires) en réserve, et nous avons donc pu redéployer trois créneaux supplémentaires pour Toulouse », a expliqué M. Rossignol qui n’exclut pas d’aller jusqu’à 9 ou 10 liaisons quotidiennes à l’avenir sur cette ligne.

Pour accompagner sa croissance, Aeris qui compte aujourd’hui 316 personnes, se dit prête à en embaucher 200 autres d’ici début juin dont 30 commandants de bord et copilotes et créer 100 emplois de sous traitance. « Nous donnerons la préférence aux gens d’Air Lib » , a promis Charles-Henri Rossignol s’ils acceptent les différences de rémunération s’élevant à « 25% de salaires en moins et 15 % de productivité en plus pour les pilotes et environ 10 % de salaire en moins pour le personnel commercial » .
(propos rapportés par Les Echos du mercredi 2 avril)

Par ailleurs, la flotte composée de deux longs courriers pour les vols charter et de cinq moyens porteurs (Boeing 737-300, 148 sièges) sera étoffée par l’achat de deux ou trois autres appareils de même capacité.

En se positionnant sur le « low-cost », sans pour autant délaisser l’activité charter, Aeris entend bien réussir là où Air Lib a échoué et transporter d’ici un an près d’1,5 million de passagers contre 700.000 l’an passé.

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